Comme beaucoup de dinosaures, les restes d'Elaltitan ont été à l'origine décrits comme appartenant à un autre genre. Initialement attribué par Bonarparte et Gasparini à Antarctosaurus en 1979, les restes ont été décrits plus tard comme Argyrosaurus par Jaime Powell. Une étude ultérieure des restes par Philip Mannion et Alejandro Otero a permis de noter plusieurs différences clés, en particulier les arcs neuraux des vertèbres. Cela a conduit à la conclusion que les restes étaient ceux d'un genre très distinct de dinosaure sauropode titanosaurien . Cela a conduit à la création d' Elaltitan, une combinaison du nom du dieu pour un peuple local combiné avec l'ancien titan grec, issu d'une race de géants qui régnaient autrefois sur le monde avant d'être renversés par les dieux olympiens. «titan» a été utilisé comme base pour de nombreux restes de dinosaures sauropodes en raison de leur grande taille physique Le nom d'espèce E. lilloi est en reconnaissance du travail de Miguel Lillo.
Ce blog, complété en près de 4 ans, décrit un dinosaure par jour par ordre alphabétique, à raison de la découverte à nos jours (août 2023) d'environ 1330 dinosaures. Bien sûr je ne suis ni archéologue, ni historien, ni artiste, ni spécialiste en animaux préhistoriques, les photos et les textes sont issus de sources différentes, notamment dinodata.de, Wikipédia...
jeudi 7 janvier 2021
mercredi 6 janvier 2021
Les dinosaures de A à Z : EKRIXINATOSAURUS
Ekrixinatosaurus est un dinosaure qui appartient au groupe peu connu des Abelisauridés (Abelisaurus, Carnotaurus...) : de gros Théropodes carnivores qui vécurent principalement sur les continents du sud au Crétacé supérieur.
Comme les autres fossiles d’Abelisauridés, le squelette de l’Ekrixinatosaurus n’est connu que par des fragments incomplets. D’ailleurs, ses ossements ont été retrouvés désarticulés et dispersés sur près de 15 m2... Cependant, parmi les os d’Ekrixinatosaurus (mandibules, maxillaires, dents, vertèbres, fragments du bassin et des membres), certains n’avaient jamais été décrits chez les Abelisauridés
Selon les auteurs de sa découverte, le crâne d'Ekrixinatosaurus devait mesurer environ 83 cm de long et son fémur environ 77 cm de long.
Les ossements fossiles d’Ekrixinatosaurus ont été découverts en faisant exploser une charge de dynamite au cours du chantier de construction d'un gazoduc dans la province de Neuquèn, au Nord-Ouest de la Patagonie (Argentine), région connue pour avoir livré d'importants restes de fossiles : Giganotosaurus, les Sauropodes Rebbachisaurus et Andesaurus et quelques restes de Titanosauridés indéterminés; ainsi que crocodile, grenouille, tortues, Ptérosaures (pistes) + de nombreuses pistes à dinosaures. Il s'agit d'ailleurs probablement de la région d'origine des Abelisauridés.
On comprend donc l'importance de cette nouvelle espèce, d'autant plus qu'elle est assez ancienne (Cénomanien : entre 100 et 94 millions d'années, soit le milieu du Crétacé) par rapport aux autres membres des Abelisauridés (plutôt dans les 2 derniers étages du Crétacé). Ekrixinatosaurus va donc permettre de préciser comment à partir de l'Amérique du Sud ce groupe a pu se retrouver jusqu'en France, en Inde et à Madagascar, à l'époque où les continents commençaient à se séparer.
L'espèce Ekrixinatosaurus novasi a été nommée en l'honneur de Fernando Novas, pour son importante contribution à l'étude des Théropodes Abelisauridés.
mardi 5 janvier 2021
Les dinosaures de A à Z : EINIOSAURUS
Décidément, les Cératopsidés adoptent des formes de cornes nasales de plus en plus étranges. Ainsi, Einiosaurus possède une corne nasale recourbée en avant, et deux énormes cornes proéminentes au sommet de sa collerette. Aussi, il faudrait ajouter qu'Einiosaurus est un très petit Cératopsidé. Comme les nombreuses autres espèces de Cératopsidés, Einiosaurus vivait à la fin du Crétacé en Amérique du Nord. Ces lourds animaux se déplaçaient en troupeau, croquant les plantes coriaces avec leur bec édenté. On a retrouvé dans le Montana les restes d'un troupeau d'Einiosaurus, témoignant de la grégarité de ces animaux, une caractéristique retrouvée chez tous les Cératopsidés. Les savants pensent que les animaux ont dû mourir de soif.
lundi 4 janvier 2021
Les dinosaures de A à Z : EFRAASIA
| Description / Année | Galton / 1973 |
| Signification du nom | Doit son nom à E.Fraas, l'homme qui l'a découvert |
| Autre nom | D'abord nommé Teratosaurus. Synonyme de Sellosaurus |
| Classification | Saurischia / Sauropodomorpha / Prosauropoda / Plateosauridea |
| Epoque | |
| Hauteur | 2,20 mètres |
| Longueur | 6 mètres |
| Poids | 500 kg |
| Échelle | |
| Régime alimentaire | Herbivore |
| Répartition | Europe (Allemagne) |
| Connu par | Plusieurs squelettes assez complets |
| Espèce | Efraasia minor |
Efraasia, après avoir été considéré comme un spécimen juvénile du Plateosaurus (anciennement connu sous le nom de Sellosaurus ) dans les années 1980 et 1990, a été à nouveau décrit comme un genre distinct en 2003.
Efraasia, un Prosauropode Anchisauridé, fut découvert en 1909 par E. Fraas, qui lui donna son nom. Efraasia était un peu plus grand que les autres Anchisauridés comme Anchisaurus ou Thecodontosaurus, mais possédait une structure similaire. Ses mains avaient plusieurs fonctions. ses longs doigts pouvaient saisir les petites plantes ou les tas de feuilles, en s'aidant de ses "pouces" mobiles. L'articulation du poignet était également bien développée, permettant ainsi à l'animal de s'appuyer sur sa paume et de marcher à quatre pattes.
Efraasia présentait cependant une caractéristique primitive : il ne possédait que 2 vertèbres sacrées, qui reliaient le bassin à la colonne vertébrale, d'où un arrière-train faible. Alors que chez les autres dinosaures "à bassin de lézard", 3 vertèbres au moins reliaient le bassin à la colonne vertébrale.
dimanche 3 janvier 2021
Les dinosaures de A à Z : EDMONTOSAURUS
Edmontosaurus est l'un des plus grands hadrosauridés. Son crâne seul mesurait plus d'un mètre de long. C'est l'un des derniers dinosaures non-aviens à avoir vécu aux côtés des tricératops et des tyrannosaures peu de temps avant l'extinction Crétacé-Tertiaire. On a retrouvé beaucoup de crânes de ce dinosaure à tête plate. Ses dents sont particulièrement bien conservées. Elles montrent le schéma dentaire typique des Hadrosaures. Derrière son bec édenté se trouvaient des rangées de dents très serrées et forment une vraie table abrasive dans les deux mâchoires. La gueule d'Edmontosaurus aurait pu contenir 1 000 dents en même temps, un record !
Le bord externe de chaque dent est recouvert d'un émail dur qui s'use plus lentement que la dentine dont le reste des dents est composé. Ainsi, à mesure que les dents du haut s'usaient et tombaient, de nouvelles dents les remplaçaient. Chaque dent disposait d'une arête coupante d'émail dur et résistant. Grâce à ses mâchoires, Edmontosaurus broyaient les végétaux qu'il mangeait. Contrairement à nous, les êtres humains, les Hadrosauridés ne pouvaient pas bouger les mâchoires dans tous les sens. Ainsi, ils claquaient leur mâchoire inférieure contre la supérieure et broyaient les végétaux. La structure de la mâchoire d'Edmontosaurus était semblable à celle d'Iguanodon : l'articulation de la mâchoire supérieure permettait aux rangées de dents de se frotter les unes contre les autres, même quand la gueule est fermée. D'ailleurs, Edmontosaurus se nourrissait de végétaux coriaces, comme l'a montré le contenu de l'estomac fossilisé d'Anatosaurus.
A l'instar des autres Hadrosaures, Edmontosaurus avait une longue queue qui faisait contrepoids lorsque l'animal se dressait sur ses pattes arrières pour courir.
Edmontosaurus avait une large répartition dans l'Ouest de l'Amérique du Nord. La répartition des fossiles suggère qu'il préférait vivre sur les côtes et les plaines côtières. C'était un herbivore qui pouvait se déplacer soit sur deux soit sur quatre pattes. Retrouvé dans plusieurs gisements, Edmontosaurus semble avoir vécu en groupe et pourrait avoir été migrateur. La richesse de ses fossiles a permis aux paléontologues d'étudier en détail sa paléobiologie, notamment son cerveau, son mode d'alimentation, ses pathologies et blessures, dont une attaque de tyrannosaure sur un edmontosaure.
Edmontosaurus a une histoire taxonomique longue et compliquée remontant à la fin du XIXème siècle. Diverses espèces classées autrefois dans des genres tels que Claosaurus, Thespesius, Trachodon, Anatotitan et Anatosaurus sont maintenant considérés comme appartenant au genre Edmontosaurus.
samedi 2 janvier 2021
Les dinosaures de A à Z : EDMONTONIA
Edmontonia était deux fois plus lourd qu'un rhinocéros, faisant de lui l'un des plus gros Nodosauridés, un groupe de dinosaures blindés. Il fait aussi partie des derniers. Le crâne d'Edmontonia était plutôt étroit, en forme de poire et recouvert de plaques protectrices. Beaucoup de Nodosauridés possédaient des épines pointues sur les épaules, mais aucun n'avait la queue qui se terminait en massue. Edmontonia avait la nuque protégée par deux colliers de plaques osseuses aplaties. Un troisième collier allait d'une épaule à l'autre, tandis que le reste du dos et de la queue étaient recouverts de rangées de plaques osseuses plus petites mais carénées. Les longues épines osseuses des épaules constituaient ses principales armes et pouvaient estropier un Tyrannosaure.
vendredi 1 janvier 2021
Les dinosaures de A à Z : ECHINODON
L'Echinodon est l’un des plus petits dinosaures, connu seulement par quelques dents et un fragment de crâne d'au moins trois individus. Les petits animaux devenaient pour la plupart de mauvais fossiles, surtout s'ils vivaient sur un terrain qui ne permettait pas une bonne conservation. Contrairement à la plupart des ornithischies, Echinodon avait une ou deux dents ressemblant à un lapin dans sa mâchoire supérieure.